Madox a écrit:
C'est vrai, j'ai eu l'occasion de lire certaines histoires, c'est effectivement pire que ça. Je me rappellerai toujours de sa virée dans une cave d'humains avec un loup, où ils se gavent tous les deux de jambons, mais lui prend toujours le soin de vérifier qu'il pourra s'échapper par le même trou - en le cachant au loup. Résultat, quand le propriétaire descend dans la cave, le pauvre loup ne pouvant fuir se fait rosser comme pas possible (peut-être jusqu'à la mort), alors que le renard s'en va tranquillement... Cette histoire m'est toujours restée en tête, je ne sais pas pourquoi...
C'est curieux : maintenant que tu l'évoques, je me souviens avoir déjà entendu cette histoire, il y a très longtemps... Elle doit être très ancienne et exister en d'innombrables versions !
Par exemple, je l'ai retrouvée ici
http://www.aurelle-verlac.com/contes/cloupren.htmEt j'en ai trouvé une autre version ici
http://www.ac-grenoble.fr/college/mouti ... /auv81.htmCitation:
LE RENARD ET LE LOUP
Les loups de l'Aubrac étaient jadis aussi bêtes qu'ailleurs. Et les renards aussi malins.
Un jour, un loup affamé vint trouver un renard :
- J'ai faim. As-tu une idée à me souffler pour que je puisse me restaurer ?
Facile, répondit le renard. Accompagne-moi.
Les deux compagnons se retrouvèrent bientôt près d'un poulailler. La porte en était soigneusement fermée ; seulement une brèche venait de se faire dans le mur, que le renard avait, bien entendu, remarquée tout de suite.
Les yeux du loup brillèrent :
- On y va ? demanda-t-il.
- On y va.
Et voilà les deux bandits dans la place. Le renard attaque, et mange une poule, puis s'arrête ; mais le loup, lui, se goinfre, avale tant et tant de volailles que son ventre se remplit, enfle, devient énorme.
Soudain, du bruit se fait entendre à la porte. Le renard, d'un bond, franchit la brèche du mur, et s'enfuit. Le loup, lui, se hisse tant bien que mal jusqu'à l'ouverture, mais ne peut plus la passer à cause de la grosseur de son ventre.
Le fermier entre dans le poulailler, se précipite vers le loup, son gourdin à la main. Aïe, aïe, aïe ! La gourmandise est un vilain défaut.