Foxtails' Tales

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Foxtails' Tales

Messagede Skianous » 21 Fév 2009, 15:05

Bien qu'il soit inscrit "écrivain" dans mon profil, je n'écris pas très souvent. Pas par manque d'imagination, mais surtout parce qu'à vrai dire, il est plus facile pour moi d'inventer des histoires que de les écrire. Cependant, j'ai décidé de m'y mettre plus sérieusement il y a quelques jours, et j'ai donc ouvert ce topic afin de vous présenter les nouvelles que je coucherai sur papier. J'essaierai d'écrire souvent, afin de prendre la main. J'ai des idées, mais je crois qu'il faut que je travaille mon style.

En guise d'inauguration, voici une courte nouvelle que je viens d'inventer, qui explique comment mon fursona réagit lorsqu'il coince une grosse pourriture :

L’homme courait dans l’étroit couloir délabré. Il courait aussi vite qu’il le pouvait, malgré son souffle rauque et son épaule déchiquetée. Il courait comme s’il avait la mort aux trousses… Ce qui était d’ailleurs le cas. Lorsqu’il arriva au bout du couloir, il se heurta à un mur. De son bras valide, il frappa trois fois ce mur de toutes ses forces, comme s’il avait voulu le démolir. Peine perdue, il se retourna, pâle comme un linge, et fixa de ses yeux terrorisés l’ombre qui se rapprochait de lui, jusqu’à ce que le possesseur de cette ombre sortisse de la pénombre et, éclairé par la lumière blafarde de l’ampoule fixée au plafond, dévoile clairement ses traits. C’était un Furry, un Renard d’une taille impressionnante, environ deux mètres et demi de haut. Et si le couloir n’avait pas été aussi large, ses muscles énormes ne lui auraient pas permis de pourchasser cet homme qu’il avait à présent devant lui, et qui le fixait d’un regard dans lequel l’horreur se mélangeait au désespoir. Avant même que la bête n’eut esquissé un geste, l’homme se savait condamné.

- Je t’en supplie… Épargne-moi ! » Hurla-t-il d’une voix emplie de peur.

Le Renard, qui répondait au nom de Kiba, retroussa ses babines en un rictus de haine, dévoilant des crocs gros comme des pouces.

- Et lorsque ces trois gamins terrorisés que tu as torturés à mort t’ont supplié en te demandant la même chose… Que leur as-tu répondu ? » Répliqua-t-il sur un ton mêlant la colère et la haine.

L’homme poussa un cri de désespoir, et il se recroquevilla dans un coin du cul-de-sac où il se trouvait. Il ferma les yeux de toutes ses forces, et hurla de plus belle.

- Pardonne-moi, par pitié ! Je regrette d’avoir tué ces enfants, je le regrette ! Par pitié, ne me tue pas !!! »

Ignorant les supplications du bourreau d’enfants, la bête l’empoigna fermement par le col, le souleva à hauteur de son museau, et planta ses yeux verts emplis de fureur dans le regard éteint par la peur que l’homme arborait.

- Je me contrefous de tes excuses et de tes regrets ! Si je suis venu jusqu’ici, c’était justement pour te tuer, et tu pourrais me supplier à genoux pendant des heures, ça ne me dissuaderait pas de te massacrer ! Ce n’est pas en proférant des regrets hypocrites que tu ramèneras ces pauvres gosses à la vie, ce n’est pas parce que tu t’excuses que leurs familles arrêteront de les pleurer, et ce n’est pas parce que tu chiales que j’hésiterai à t’arracher la colonne vertébrale ! » Hurla le Renard en plaquant brutalement son interlocuteur contre le mur. De sa main libre, Kiba saisit l’homme à la gorge, et serra. Pas assez fort pour le tuer, mais néanmoins assez pour que ses griffes ornent le cou du tueur de cinq sillons rougeâtres.

- Si je le voulais, je pourrais te briser la nuque aussi facilement que l’on casse une brindille. Mais tu mérites de souffrir pour ce que tu as fait à ces enfants ! » Dit Kiba, tandis qu’une larme de rage coulait de son œil pour disparaître dans la fourrure de sa joue.

Sur ces mots, le Renard ouvrit grand les mâchoires, et, sans prêter attention aux cris et aux pseudo-regrets que l’homme proférait, il planta ses énormes crocs dans la chair flasque du ventre de celui qui, il y a deux mois, avait brisé l’existence de trois familles. Le cri de douleur que l’homme poussa en sentant la bête lui arracher les entrailles déchira la nuit, marquant à jamais les mémoires de tous ceux qui l’entendirent. Mais l’effroi qu’ils ressentirent en entendant ce cri inhumain ne fut rien par rapport à celui du complice du bourreau d’enfants, qui l’avait aidé à enlever ses trois innocentes victimes.

Car le lendemain, ce fut ce même complice qui découvrit le corps du tueur. Et il en passa le reste de ses jours dans un hôpital psychiatrique.


Inspiration :
- Turmion Kätilöt - Teurastaja
- Turmion Kätilöt - Mistä Veri Pakenee


Dernière édition par Skianous le 04 Avr 2009, 23:55, édité 1 fois.
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Re: Mes essais.

Messagede Bashkar » 22 Fév 2009, 11:11

Moi je trouve ça pas trop mal pour quelqu'un qui dit avoir du mal. Le principe de la bête qui venge les victimes d'une mort inhumaine la même manière, c'est sympa. Mais ça fais trop super héros vengeur à la sauce Marvel à mon goût. S'il ton héros n'en avait rien à faire des pleures du tueur tu aurais pu directement passer à la torture sans qu'il parle, obligeant le tueur à tout avouer (ça lui aurait donner un air plus bestial je pense). Ensuite c'est toi qui voit en fonction du rendu que tu veux avoir.

En ce qui concerne tes problèmes pour écrire, tu n'es pas seul! On est plein à avoir se problème (moi par exemple). Le tout c'est de se lancer, toujours chercher à s'améliorer et d'être patient pour attendre inspiration (quand on veut faire trop vite, on fait de la merde).

Moi en tout cas j'attends la suite :?
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Re: Mes essais.

Messagede Skianous » 22 Fév 2009, 11:49

Bashkar a écrit:Si ton héros n'en avait rien à faire des pleures du tueur tu aurais pu directement passer à la torture sans qu'il parle, obligeant le tueur à tout avouer

C'est qu'il faut aussi cerner la psychologie de mon personnage : même s'il est d'une grande bonté envers les innocents, il se révèle souvent d'un rare sadisme envers les criminels qu'il pourchasse. C'est pour ça que dans ce texte que j'ai posté, il ne tue pas directement sa proie et qu'il lui dit qu'il va le torturer, parce qu'en plus de le faire souffrir physiquement, il veut aussi le torturer mentalement en lui faisant savoir qu'il est condamné et que rien ne pourra le sauver d'une mort atroce.
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Re: Mes essais.

Messagede Mister » 22 Fév 2009, 14:43

C'est un peu trop linéaire à mon gout, je trouve que tu devrais rompre le dialogue par des phases indirectes, ça donnerait un peu lus de punch au truc. Par exemple, au lieu de dire :

"Mais l’effroi qu’ils ressentirent en entendant ce cri inhumain ne fut rien par rapport à celui du complice du bourreau d’enfants, qui l’avait aidé à enlever ses trois innocentes victimes.
Car le lendemain, ce fut ce même complice qui découvrit le corps du tueur. Et il en passa le reste de ses jours dans un hôpital psychiatrique."

tu pourrais ajouter une dimension de réflexion, faire en sorte que le lecteur comprenne sans avoir les mots sous les yeux, du genre :

"Mais même ce cri d'un atrocité rare n'égalait pas celle qui persistait, celle qui avait fait et continuais à faire se voiler les familles, mais dont l'un des moteur allait s'arrêter à la vue de la dépouille de son second"
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Re: Mes essais.

Messagede Skianous » 22 Fév 2009, 14:50

Oui, c'est vrai que vue de cette manière, la phrase a un meilleur rendu... Mais comme je l'ai dit, mon souci n'est pas tellement d'imaginer les histoires, mais plutôt de trouver les bons mots pour décrire ce que j'ai en tête, je ne suis donc pas très doué pour ce genre de phrase. Néanmoins, merci du conseil.
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Re: Mes essais.

Messagede Mister » 22 Fév 2009, 15:37

Tu devrais faire ça en deux coups alors, d'un coté tu rédige ce qui te semble représenter le mieux ton histoire, puis tu change la forme :3
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Re: Mes essais.

Messagede Skianous » 22 Fév 2009, 16:41

C'est une bonne idée. J'essaierai de faire ça pour mon prochain essai.
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Re: Mes essais.

Messagede Karuno » 28 Mar 2009, 13:24

\o/ Ami psychopathe !*hug*

Bon, comme dit, le coup du héro justicier qui venge les petits n'enfants, c'est classique. Ainsi que le vilain qui chiale mais qui de toute facon se doute bien que ca va chier pour lui. Mais alors les dialogues... *bave* Certaines interventions des personnages sont un peu bancales, mais très honnetement, ca passe comme du jus d'orange: tout seul et a flot :p

Edit: Evite les "blablabla, DIT machin-truc". Cette formulation est trop souvent utilisée et est assez lourde, surtout dans un dialogue a deux. Rajouter "lui dit" passe déja beaucoup mieux. C'est surtout sur ca que tu devrais te concentrer (le reste n'ayant pas l'air de poser quelque probleme que ce soit): les verbes de dialogues.
Une bonne lobotomie frontale complete. Ou une décollation. Avec ca, vous prendrez bien un petit peu de Loyde? Non? Sûr(e)? Savez vous que le Violay, c'est gay? Encore plus a travers un dispositif de polarisation angulaire :3

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Re: Mes essais.

Messagede Skianous » 04 Avr 2009, 23:55

Je posterai ma prochaine histoire dimanche prochain, lorsque je serai revenu de Bretagne. :wink:

Pour l'instant, je me contenterai de modifier le titre de mon topic, histoire de donner quelque chose de plus joli que "mes essais".
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Re: Foxtails' Tales

Messagede Fenomal » 05 Avr 2009, 01:02

très intéressant ton histoire ^^ j'aime bien ^^

Moi aussi j'ai des idées, mais j'ai des problèmes pour bien écrire...

*Lis les conseilles posté dans ce topic*

*Se sent décourager et impuissant face à de lourd tache qui semble impossible à réaliser...* T_T

Bon, ça viendra avec le temps... ^^'

En tout cas, j'suis curieux de connaitre la suite. ^^
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Re: Foxtails' Tales

Messagede furrythrasher » 05 Avr 2009, 04:06

On ne devien pas écrivain en un jour mais tu semble avoir un certain talent que tu doit continuer d'exploiter car j'ai bien aimé ton histoir même si le coup du héro vengeur d'enfant est plutôt commun (quoi qu'on aiment toujours ça de toute façon(sa ma fait un peu penser au "Punisher" de marvel car aussi violent et avec le hero surpuissant et sans pitié)).

Sinon bien sûre si tu veux t'améliorer tu devrais lire beaucoup pour assimiler les principes et voir les meilleurs formule possible.

Mais bon j'attend la suite!
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Re: Foxtails' Tales

Messagede Skianous » 09 Avr 2009, 18:20

En fait, je suis en train d'imaginer une sorte de préquelle à cette histoire, qui expliquerait mieux pourquoi je l'ai pourchassé ainsi. Ca permettrait de supprimer le côté "vengeur de tinenfants" qui n'a visiblement pas l'air de faire l'unanimité. Mais ça ne sera pas pour tout de suite car, en plus de l'histoire que j'ai commencée avant mon départ (qui est enregistrée chez moi, sur mon PC) et que je dois finir, j'ai aussi un fameux paquet de travail à faire pour l'école.
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Re: Foxtails' Tales

Messagede Skianous » 19 Avr 2009, 20:58

Allez, voici un autre texte, toujours avec Kiba, mais mettant cette fois-ci en scène sa coéquipière, Tsume (et NON, lorsque je leur ai donné leurs noms, je n’avais pas la moindre foutue idée que c’étaient les mêmes que ceux des héros de Wolf’s Rain !). Cette fois-ci, plus de vengeance, juste le récit d'une mission dont l'objectif était de nettoyer un laboratoire clandestin qui confectionnait une sorte de nouvelle drogue expérimentale (accrochez-vous, c'est long).

***

L'officier regardait d'un œil incrédule le commissaire général, un homme costaud qui était assis derrière son bureau orné du drapeau belge.

- Quoi ? En êtes-vous absolument certain ?" Lança-t-il.

Le commissaire ne répondit pas immédiatement. Il alluma son cigare et tira une longue bouffée qu'il recracha en levant la tête.

- Exactement. Notre indicateur a parfaitement rempli sa mission. Nous savons désormais où se trouve le laboratoire clandestin de Rico Caine."

L’officier se leva et s'approcha de la fenêtre, à travers laquelle il lança un regard soulagé, avant de ressentir une pointe de pessimisme qui le fit se retourner vers son chef.

- Quand bien même nous arriverions à capturer Rico, vous savez bien qu'il n'est qu'un pion. Tant que Tony Nevada, le leader de ce marché frauduleux sera en liberté, cette drogue mortelle qu'il a créée, la Brain Basher, continuera à gangréner l'Europe. De plus, le laboratoire de Rico est certainement bien gardé.", lui dit-il.
- Qu'à cela ne tienne. Nos deux meilleurs éléments sont déjà en route."
- Vous voulez parler de vos «Chiens de Garde» ?"

Le commissaire eut un petit sourire.

- A votre avis, officier Vanwaakhond ?".

Charleroi, 23h51.

Le laboratoire clandestin de Rico Caine était aménagé dans une grande cave dissimulée sous une ancienne usine désaffectée du secteur industriel de Charleroi. Ce sous-sol était constitué de plusieurs grandes pièces aux murs de bétons, mais la plus importante de toutes était le laboratoire : mesurant 300 mètres carré, il était aménagé de tables couvertes de feuilles noircies d'équations et du matériel nécessaire à la fabrication de la Brain Basher, ainsi que de plusieurs échafaudages qui permettaient aux chimistes d'alimenter la chaudière et d'accéder au tableau de commande des divers dispositifs électroniques. Au Sud de la pièce se trouvait la porte permettant d'accéder au garage abritant les véhicules, et c'était également la partie du laboratoire où Caine avait installé son bureau, d'où il dirigeait les opérations. Au Nord se trouvait la tuyauterie de la chaudière, composée de larges tuyaux de plomb, et dans cette partie du labo étaient également déposées les caisses contenant les pièces de métal destinées à la fabrication des futures installations du laboratoire.

Rico Caine, le dirigeant du laboratoire, un homme d'une maigreur effrayante, était assis à son bureau, perdu dans ses pensées. Il releva le nez de ses feuilles d'équations chimiques lorsque l'un de ses collaborateurs, un homme voûté portant des lunettes en cul de bouteille lui donna un petit sachet de plastique transparent contenant cent grammes de la fameuse drogue. Caine passa sa main rachitique dans la poudre rouge qu'il avait devant lui et en porta une pincée à son nez, qu'il renifla.

- Aaah... CA, c'est de la bonne !" S'exclama-t-il.
- La meilleure, monsieur Caine ! Les quelques kilos produits nous rapporteront sans doute quelques bons millions d'euros, au moins !" Répondit le chimiste.

Le trafiquant eut un sourire satisfait, et se tourna vers ses collaborateurs, aussi bien chimistes que gardes du corps et autres hommes de main, qui étaient installés un peu partout dans ce grand labo.

- Chers associés... La qualité de la Brain Basher produite aujourd'hui n'a jamais été aussi bonne ! Grâce à la formule découverte il y a de cela un an par mon patron, monsieur Nevada, nous avons pu nous imposer sur ce si lucratif marché qu'est celui de la drogue... Mais aujourd'hui, la qualité atteinte par nos recherches nous permettra de nous en rendre maître, et je vous promets que dans quelques mois, nous aurons amassé une fortune colossale !"

Après avoir prononcé ces mots, Rico éclata d'un rire diabolique, comme savent si bien le faire les méchants dans les films. Il fut cependant interrompu par une violente explosion qui fit trembler les murs.

- Que... Qu'est-ce que c'était que ça ?" Se demanda Caine.

Après un court instant, une seconde explosion créa un trou de cinq mètres de diamètre dans le plafond, qui à cet endroit était situé à six mètres du sol, faisant tomber de dangereux fragments de béton vers les hommes qui avaient la malchance de s'être trouvés en dessous. Ces briques causèrent la mort de deux des chimistes et d'un garde du corps. Rico était abasourdi, et ni lui, ni ses alliés ne pouvaient réagir, figés par la surprise. Deux formes imposantes tombèrent du toit, et atterrirent bruyamment sur le sol. C'étaient deux énormes Renards anthropomorphes, un mâle et une femelle, et lors de leur atterrissage, le sol s’était fissuré sous leurs pattes. Le mâle, qui mesurait dans les deux mètres quarante et était doté d'une musculature impressionnante, était armé de deux fusils d'assaut M60, un dans chaque main, et de deux ceintures de balles croisées en bandoulière sur son torse. La femelle, légèrement plus petite que son partenaire mais également fort musclée, tenait dans ses pattes un fusil à l'aspect étrange qui semblait tout droit sorti d'un film de science-fiction. Autour de la taille de la Renarde était attachée une ceinture de cuir dans laquelle étaient passés plusieurs chargeurs pour son arme, ainsi que deux grenades lacrymogènes et une sorte de talkie-walkie.

- Police fédérale belge ! Sortez vos armes et jetez-les à terre immédiatement, ou bien nous ouvrons le feu !" Cria la femelle.

Rico Caine, hébété, reprit vite ses esprits et se tourna vers ses gardes du corps.

- Mais qu'attendez-vous, bon sang ? Butez-moi ces sales clebs !" Hurla-t-il.

Kiba et Tsume, les deux Renards, savaient bien que les hommes de main de Caine ne se rendraient pas, et préféreraient tenter de résister. Aussi, dès que ces derniers portèrent leurs mains vers leurs ceintures, les deux agents fédéraux bondirent vers l'arrière de la salle, et se mirent à couvert comme ils le purent derrière les tuyaux et les caisses. Et ils eurent raison, car quelques instants après, tous les soldats de Rico ouvrirent le feu, tandis que les chimistes prenaient la fuite par le garage, imités en cela par leur chef.

- Ah, mais pourquoi ils ne veulent jamais se rendre ? Ca leur éviterait bien des souffrances, pourtant !" Soupira Kiba, dépité, en armant ses M60.
- Tu sais bien que ces gars-là pensent toujours qu'ils peuvent s'en sortir par la force de leurs poings. A la limite, je pense que je n'aurais même pas dû leur demander de se rendre, et qu'on aurait dû ouvrir le feu dès notre arrivée", répondit Tsume.
- Tant pis. Je vais leur apprendre à vivre, moi !"

Kiba attendit que le feu ennemi se calme. Lorsque les dealers s'arrêtèrent de tirer, les uns pour voir ce qui allait arriver, et les autres pour recharger leurs armes, le Renard se mit brusquement à découvert et se mit à courir latéralement, pointant ses armes dans la direction des sbires de Rico. Il ouvrit le feu, balayant la salle de rafales mortelles et détruisant plusieurs tables de chimistes, renversant en tout une dizaine d'hommes sur la quarantaine présente. Lorsqu'il vit ses adversaires pointer leurs armes maintenant rechargées vers lui, il se remit à couvert.

- Tsume ! Dès que ça se calme, c'est à toi !"

La Renarde acquiesça. Elle alluma l'écran tactile de cinq cm² se situant sur le dessus de son arme, et appuya du bout du doigt sur un rectangle affichant l'inscription «shotgun». Elle pompa, et lorsque les tirs ennemis cessèrent, elle se leva de derrière les tuyaux, et tira une décharge de chevrotine en direction des dealers postés sur l'échafaudage, puis se remit à couvert. L'un des hommes prit du plomb dans la jambe droite. Cela le déstabilisa, il tomba de l'échafaudage et se brisa la nuque. Un autre s'appuya contre une des poutres, tenant de sa main droite son épaule gauche ensanglantée et le dernier tomba à genoux en hurlant, le visage entre les mains.

- Ca ne sert à rien de leur tirer dessus à la chevrotine d'ici, Tsume ! Tu es trop loin pour que ça les tue sur le coup !"
- Je ne cherchais pas à tuer ces trois-là ! Il faut qu'il en reste au moins un vivant pour qu'on sache où Rico s'est carapaté !"

Et, sur ces mots, Tsume pompa à nouveau pour éjecter la cartouche vide, puis, elle sélectionna sur son écran tactile l'encadré portant l'inscription «machinegun». Elle enclencha un chargeur de trente cartouche, arma son fusil, et, dès que les ennemis eurent de nouveau cessé de tirer, elle sortit de sa cachette et imita son collègue en courant latéralement pour réduire les chances d'être touchée, arrosant de balles les autres hommes situés sur l'échafaudage. Sept d'entre eux moururent tués par ces tirs, trois autres tombèrent et connurent le même destin que celui qui, quelques minutes auparavant, avait eu la malchance d'être touché à la jambe. Kiba se mit à son tour à découvert et, se plaçant près de sa coéquipière, ouvrit le feu vers les dealers qui venaient de braquer leurs armes vers Tsume. Lorsque les deux Renards se remirent à couvert, sur les quarante complices de Caine présents à l'origine dans le labo, vingt-cinq avaient péri, et six d'entre eux étaient blessés. Alors qu'ils rechargeaient leurs armes et se préparaient à retourner à l'attaque une dernière fois, les deux Renards entendirent des bruits de ferraille qu'on jette sur le sol accompagnés du son de pas se déplaçant vers eux. Se remettant prudemment à découvert, Kiba et Tsume virent avec un certain étonnement que les neufs tireurs encore valides avaient décidé de se rendre : ils avaient jeté leurs armes et s'étaient rassemblés à une dizaine de mètres des deux agents, les bras levés bien en évidence au-dessus de leurs têtes.

- Hé bien, vous avez finalement décidé d'abandonner le combat ?" Demanda Tsume en s'approchant du groupe l'arme à la main.

Un des dealers, un jeune homme au teint basané vêtu d'un pantalon de jogging usé, d'un T-shirt "truands 2 la galère" trop grand pour lui et d'un bandana noir attaché autour de son crâne orné de dreadlocks, s'avança en traînant des pieds vers Tsume, lançant des regards craintifs tour à tour vers l'étonnant fusil que la Renarde braquait sur lui, mais aussi vers ses crocs tranchants et ses griffes acérées.

- Ouais m'dame l'agent. On s'rend. Mes potes et moi on voulait être pétés d'fric, c'pour ça qu'on est dev'nu dealers. Mais on veut pô être riches au point de s'faire buter par les keufs, vous saisissez ?"
- Oui, je comprends. C'est quoi, ton nom ?"
- Rachid, môdôme".
- Hé bien, Rachid, tu vas bien gentiment me dire où ton patron vient de se barrer, d'accord ?

Le jeune dealer eut un frisson d'effroi, et il recula légèrement.

- Mais si j'cafte Rico, y va envoyer ses mecs pour me r'froidir !"
- Rico ne fera rien si il est derrière les barreaux, n'est-ce pas ? Parle, et je te promets une protection. Il ne t'arrivera rien, ni à toi, ni à tes amis.

Rachid semblait hésiter. Il se retourna vers les neufs hommes derrière lui, qui étaient sans doute les amis dont il avait parlé, et puis il se tourna de nouveau vers la Renarde.

- J'sais qu'vous allez me foutre au trou pasque j'vous ai tiré d'sus et que j'ai vendu d'la came. Si j'vous dis où-que-c'est que Rico se trouve, vous m'promettez que j'serai pô dans la même taule que lui ?"
- Putain Rachid, déconne pas !!" Hurla un des jeunes regroupés derrière lui.
- Je te jure que vous serez dans des établissements séparés. Caine ne saura même pas qui d'entre vous a parlé" Répondit Tsume sur un ton se voulant réconfortant, ignorant la remarque de l'ami du jeune homme.
- OK, j'vous conduirai à Rico, m'dôme. Mais y faut qu'vous aidiez mes potes blessés !"

Tsume acquiesça, et elle se saisit de son talkie-walkie, dans lequel elle s’adressa au commissaire qui les avait chargés, elle et Kiba, de remplir cette mission.

- Ici l'agent fédéral Tsume. Laboratoire neutralisé, je répète, laboratoire neutralisé. Envoyez une patrouille et un médecin pour prendre en charge les prisonniers et les blessés. Prévoyez aussi plusieurs body-bag."
- Bien reçu Tsume, beau travail. Vous avez pu coincer Caine ?" - Non il s’est enfui, je vais le poursuivre. Kiba va rester ici pour surveiller les prisonniers." - Compris. Faites attention à vous, agent Tsume. Terminé."

Tsume retourna se placer à côté de son coéquipier et se pencha vers lui.

-"Je vais sortir de ce labo avec Rachid, et il me guidera vers la planque de Rico. Toi, reste ici pour tenir le reste de la bande en respect en attendant l'arrivée de nos collègues."
- OK. Sois prudente, Tsume !"

La Renarde acquiesça et retourna vers Rachid tandis que son coéquipier tenait en joue le reste des dealers avec ses M60.

- Suis-moi dehors. Tu vas me guider jusqu'à Rico."

Rachid hésita encore un instant mais, devant la crainte que cette Renarde musclée et dotée de crocs mortels lui inspirait, il se décida à la suivre, de peur de l'énerver. Tsume entra donc précédée de Rachid dans le garage du sous-sol, qui était bien sûr vide à l’exception de deux Land Rover dont les pneus avaient été soigneusement crevés, et ils sortirent par la rampe aménagée au fond du garage, qui menait à une trappe derrière un tas de débris métalliques que, dans la précipitation, Rico n'avait pas pris le temps de refermer. Après avoir contourné l'édifice, le duo se retrouva face au véhicule de patrouille des deux Renards, une sorte d'engin mi-tank, mi-camion, qui était doté à l'avant d'une cabine du conducteur biplace spacieuse et d’un moteur imposant, au milieu d'une petite salle d'armurerie accessible via ladite cabine, et à l'arrière, d'un espace capable de contenir une dizaine de personnes, et pouvant aussi bien servir à transporter des détenus que de la marchandise. Le véhicule était soutenu à l'avant par des roues de Kenworth et à l'arrière par des chenilles, et il portait de légers impacts ayant à peine entamé le blindage qui montraient que les chimistes de Rico possédant des armes avaient probablement arrosé le véhicule en sortant, dans le but vain de le détruire.

- Whoâa ! C'est quoi, c'truc ?" Demanda Rachid, épaté par l’énorme engin.
- Notre taxi", répondit simplement Tsume.

Et, sur ces mots, elle s'approcha du véhicule blindé, ouvrit la portière du côté conducteur, sortit une paire de menottes et menotta Rachid dans le dos.

- Assieds-toi sur le siège du passager, j’attacherai ta ceinture. Je serai assise à côté de toi et je suivrai la route que tu m'indiqueras. Si je m'aperçois que tu m'as leurrée, ou bien si tu tentes quoi que ce soit pour t'enfuir, je te promets que tu passeras un très sale quart d'heure !" Dit Tsume sur un ton menaçant.

Rachid ne se fit pas prier, et il s'installa le plus vite possible. Tsume entra à son tour dans le véhicule, boucla la ceinture de Rachid, posa son fusil derrière le siège du jeune homme, et mit le contact. Ils roulèrent pendant environ un bon quart d’heure, et ils arrivèrent finalement près d’une vieille bâtisse de trois étages dont les fenêtres avaient été condamnées par des planches de bois.

- C’est là ?"
- Ouais, m’dôme. Quand Rico veut s’planquer, y vient toujours ici."
- Et tu sais où précisément je pourrais le trouver ?"
- Humm… Bah, il a un bureau au dernier étage. C’est tout p’tit et y a pas de labo, mais comme ça, Rico peut continuer à faire ses recherches peinard. Y passe son temps à gribouiller des formules bizarres sur du papier et quand y s’goure, y chiffonne tout et y r’commence. "
- Je vois…"

Sur ces mots, Tsume détacha sa ceinture, ouvrit la porte de l’armurerie située derrière eux, et elle se glissa entre les deux sièges pour y accéder. La salle mesurait environ trois mètres de long sur deux de large, et y étaient entreposées quelques armes et des munitions. La Renarde y posa son fusil, se débarrassa de sa ceinture, et attacha un étui de tissu sur sa cuisse droite. Elle y glissa un Desert Eagle muni d’un silencieux et chargé de cartouches de calibre 357 Magnum, et elle s’équipa d’un fusil à air comprimé permettant de projeter des dards soporifiques. Sur sa cuisse gauche elle attacha un second étui renfermant trois chargeurs pour le Deagle, se saisit d’une paire de lunettes de vision infrarouges, et autour de sa taille, elle attacha une autre ceinture comportant un talkie-walkie et une vingtaine de dards pour son fusil. Elle en prit un, et retourna près de Rachid dans le cockpit.

- Wowowowowo ! Kess’vous allez faire avec c’truc ?!" Demanda le jeune homme en voyant la fléchette.
- C’est un soporifique. Je vais t’endormir pour les deux prochaines heures."
- Mais pourquoi ?"
- Réfléchis un peu, Rachid : lorsque j’aurai capturé Rico Caine, il faudra bien que je le mette dans la cellule du fourgon pour le livrer à mes collègues. Or, si je t’enferme dans cette cellule, Rico te verra et il comprendra que tu l’as trahi, tu comprends ? Donc, je vais t’endormir et te laisser dans ce cockpit, comme ça, je saurai que tu ne tenteras rien d’ici mon retour. Le vitres sont teintées, Rico ne te verra pas lorsqu’il passera à côté du véhicule. Et maintenant…"

Tsume enfonça l’aiguille dans le bras de Rachid, qui sursauta en poussant un petit cri.

- Aïe, sa race ! Ca fait mal ! Je… Je…"

Rachid n’eut pas le temps de finir sa phrase. Sa vue se brouilla et il tomba dans les vapes. Tsume gara ensuite le véhicule sur un parking situé non loin de là, et elle sortit. Activant ses lunettes, elle s’approcha discrètement de la bâtisse, aidée en cela par les sombres nuages qui masquaient la lune, plongeant la rue dans une profonde obscurité. Lorsque Tsume fut devant la vieille porte de bois vermoulue que fermait le bâtiment, elle vit trois formes humanoïdes bouger à l’intérieur. Attachant son fusil dans son dos, elle dégaina son Desert Eagle, enfonça la porte d’un coup de pied et braqua son arme vers les trois hommes.

- Police ! Pas un geste !"

Les trois hommes se regardèrent, et l’un d’entre eux sortit brusquement un calibre 9mm de sa ceinture. Tsume se tourna vers lui et lui tira une balle en plein front avant même qu’il ait eu le temps de viser.

- D’autres amateurs ?"

Regardant le cadavre de leur allié, les deux bandits restants levèrent les bras en l’air et se rendirent. Tsume les neutralisa grâce à ses dards soporifiques, et elle poursuivit sa route dans le couloir obscur. Entendant un bruit venir de l’étage, elle se tourna vers la droite et vit une autre forme descendre, tenant dans ses mains ce qui semblait être un fusil ou une mitrailleuse.

- Tu vas crever, sale flic !" Lança le bandit. Mais lorsqu’il arriva en bas des escaliers, il fut reçu par un dard en pleine gorge. Il s’effondra sur le sol, mais avant de sombrer dans l’inconscience il regarda de ses yeux vitreux l’endroit où Tsume se tenait, et lui dit : « On t’a repérée… Tu sortiras pas vivante d’ici… ».

Ne prêtant pas attention à ces menaces, Tsume continua sa route et grimpa l’escalier. Grâce à ses lunettes infrarouges, à son ouïe et à son odorat surdéveloppés, elle pouvait facilement repérer ses ennemis, qui étaient immédiatement abattus ou endormis selon l’agressivité dont ils faisaient montre. La tâche était d’autant plus simple que tous les bons gardes du corps de Rico étaient morts dans le laboratoire clandestin, ne laissant maintenant plus que des recrues inexpérimentées et des chimistes, ces derniers sachant plus facilement manier des éprouvettes que des pistolets mitrailleurs. Tsume arriva finalement au troisième étage, et il lui restait deux chargeurs et sept dards. Elle fut reçue par une rafale de MP5.

- Allez, la keuf ! Amène-toi, que j’puisse te transformer en descente de lit !"

Tsume se mit à couvert en se baissant, et elle dégaina son Desert Eagle.

- Ne sois pas stupide ! Lâche ta mitrailleuse et rends-toi, si tu veux vivre !"
- Ta mère ! J’ai pas peur d’un clébard !" Répondit le bandit, en arrosant la cage d’escalier d’une autre rafale.
- Bon, tu l’auras voulu !"

Dès que le chargeur du bandit fut vide, Tsume se leva et tira deux coups de feu dans sa direction. Il gémit, lâcha son arme et s’effondra, les mains sur la poitrine. Tsume jeta un œil dans le couloir pour s’assurer qu’il était maintenant bien désert, et puis elle s’avança à l’intérieur.

- Je t’avais pourtant prévenu…" Dit-elle en passant à côté du corps transpercé du tireur.

Alors que Tsume s’apprêtait à passer près d’une porte, elle remarqua plusieurs formes à l’intérieur de la pièce fermée, et vu la position dans laquelle ces formes se trouvaient, elles devaient probablement se tenir prêtes à tirer à travers la porte dès qu’elles entendraient du bruit. Tendant l’oreille, Tsume put entendre un « dès que cette salope passe, vous la criblez de balles ».

-« C’est pas vrai… Ils y croient vraiment ? » Se demanda la Renarde.

Tsume tira une balle dans la vieille lampe qui éclairait le couloir, ramassa le MP5 de l’homme qu’elle venait de tuer, et le lança devant la porte. Dès que l’arme eut bruyamment atterri devant, les formes ouvrirent le feu, transperçant la porte de dizaines de balles. Lorsque les tirs cessèrent, une des formes ouvrit la porte et sortit. Elle se tourna vers Tsume, sursauta en la voyant et la mit en joue mais la Renarde, en plus d’être préparée, avait de bons réflexes et elle tira la première, transperçant le visage de sa cible pile entre les deux yeux. Voyant cela, les trois formes restantes dans la pièce sortirent en courant et arrosèrent le couloir à l’endroit où s’était trouvée Tsume. Mais vu que ce couloir était maintenant très sombre, contrairement à la plupart des pièces qui étaient faiblement éclairées, ils ne se rendirent compte que trop tard que leur cible avait filé.

- Putain ! Mais où elle est ?"
- Elle est sûrement partie se mettre à couvert dans la cage d’escalier ! Dès qu’elle se pointe, on l’arrose !"
- Ouais ! On va lui faire payer pour ce qu’elle a fait à Marc !"

Les trois bandits se mirent donc position en direction de la cage d’escalier, faiblement éclairés par la lampe qu’ils avaient allumée dans la pièce où ils se tenaient quelques instants avant. Après une courte attente, une forme bougea dans les escaliers. Immédiatement, les trois hommes de main de Rico vidèrent leurs chargeurs dans cette direction, et ils entendirent quelque chose tomber dans les escaliers.

- Haha ! On l’a eue ! Va voir, Joseph !"

Le dénommé Joseph, un gars rondouillard et pas très grand habillé comme un gangsta de Los Angeles courut vers les escaliers et se pencha afin d’apercevoir le cadavre de leur ennemie. Mais tout ce qu’il vit, ce fut un canon de Desert Eagle se pointer vers son front et cracher une flamme dans une détonation étouffée par le silencieux. Le tir à bout portant projeta Joseph et ce qui restait de son cerveau en arrière, Tandis qu’une Tsume bien vivante se levait des escaliers et vida à son tour son chargeur vers ses ennemis. L’un fut touché à la poitrine, mais le second eu la chance de n’avoir de touchée que la main dans laquelle il tenait son mini-Uzi.

- Aaargh ! Mais comment c’est possible ? T’es morte ! On t’a tuée !" Hurla le bandit en serrant contre sa poitrine sa main mutilée.
- La personne sur laquelle vous avez fait un carton, c’était votre collègue, que j’avais refroidi en arrivant à l’étage et que j’avais utilisé comme bouclier contre vos tirs. Dans l’obscurité qui régnait ici, vous n’avez pas fait la différence entre lui et moi. Dommage, hein ?"

L’homme redressa son regard vers Tsume, et lui cracha dessus.

- Rico te butera, pétasse !"

Tsume ne releva pas. Elle se saisit d’un de ses dards soporifiques, qu’elle planta dans le cou de son ennemi. Elle déchira ensuite le T-shirt qu’il portait et s’en servit pour lui faire un garrot, afin de limiter l’hémorragie. Puis, elle poursuivit sa route. Le bureau de Rico n’était plus très loin, et elle y fut rapidement. Ses lunettes lui permirent de voir qu’il n’y avait qu’une seule forme dans la pièce : un homme, visiblement assis à un bureau, faisant face à la porte. Tsume rangea ses lunettes infrarouges, enclencha un nouveau chargeur dans son arme, et fracassa la porte.

- Ne bougez plus, Caine ! C’est terminé pour vous !"
- Ca, c’est ce que tu crois, connasse !"

Rico se leva et, avec une rapidité impressionnante, il sortit un revolver de sa ceinture et le pointa sur Tsume, puis tira sans prendre le temps de viser, touchant la Renarde au bras gauche. Tsume répliqua immédiatement en tirant trois balles en direction de Rico, et l’une d’entre elle lui déchiqueta la main droite, celle dans laquelle il tenait son arme. Le trafiquant hurla, et tomba à genoux en regardant incrédule sa main ensanglantée sur laquelle il ne restait plus que quatre doigts. Tsume braqua son arme vers la tête de Rico et lui intima une nouvelle fois l’ordre de ne plus bouger. Puis, elle saisit son talkie-walkie de son bras blessé et fit, malgré la douleur, un effort pour le porter au niveau de sa tête.

- Ici l’agent Tsume… Me recevez-vous ?"
- Tsume ? Ici Kiba, je te reçois cinq sur cinq. Où en es-tu ?"
- J’ai capturé Rico ainsi qu’une bonne dizaine de ses hommes. Les autres sont morts, et je suis blessée au bras gauche."
- C’est grave ?"
- Non, ça ira. Par contre, j’ai dû ouvrir le feu sur Rico pour le neutraliser, ça a gravement endommagé sa main droite et il saigne beaucoup."
- Bien reçu. Indique-moi ta position, et je viendrai te chercher."

Tsume indiqua l’adresse de la bâtisse à son collègue, puis, elle endormit Rico Caine grâce à un de ses dards. Sachant l’immeuble maintenant sécurisé, elle rangea son Desert Eagle et se servit de son bras valide pour transporter Rico jusqu’au parking. Une fois qu’elle y fut, elle enferma le trafiquant dans le fourgon, et elle s’assit à l’avant, à côté de Rachid qui était toujours évanoui. Kiba et plusieurs autres policiers arrivèrent peu après, accompagnés d’une ambulance. Pendant que deux policiers prenaient Rachid en charge, les médecins s’occupaient simultanément de soigner le bras de Tsume, et les mains de Rico et de son complice. Une fois l’opération accomplie, Tsume remonta côté passager dans le fourgon, à l’arrière duquel avaient été chargés les complices captifs de Rico, tandis que ce dernier et son dealer blessé étaient emportés par l’ambulance. Kiba s’assit à côté de sa collègue et il prit le volant.

- Tu sais, Tsu… Je suis heureux de voir que tu t’en sortes si bien. Mais tu aurais dû m’appeler lorsque tu es arrivée sur place, ça t’aurait grandement facilité la tâche."
- Je savais ce que je faisais."
- Ah ouais ? Et le flingue de Rico, tu l’avais prévu ? Si ce mec avait été un meilleur tireur, il t’aurait sûrement logé cette balle entre les deux yeux ! La prochaine fois que tu veux pourchasser un criminel, appelle-moi ! Nous sommes coéquipiers, je te rappelle !"

Tsume acquiesça, et Kiba mit le contact. Le moteur du fourgon bourdonna, et le véhicule disparut dans la nuit.
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Re: Foxtails' Tales

Messagede Fenomal » 28 Avr 2009, 18:53

J'ai lu et j'adore! :D J'ai envie de connaitre la suite. ^^

Le gros hic, c'est que apparemment, c'est trop long pour beaucoup de fur... :/ Dommage, ton histoire, quand on commence, on le fini vite sans s'en rendre compte, il est sympa à lire. Il y a beaucoup d'action. ^^

J'ai le même problème aussi, j'ai écris un chapitre de mon histoire qui est un peu plus long que la tienne, et c'est encore pire... x) on m'a conseillé de mettre juste des morceau de chapitre pour attirer plus de lecteur, moi je ne sais pas...
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Re: Foxtails' Tales

Messagede Skianous » 28 Avr 2009, 20:23

Oui, plus j'y pense, plus je me dis que j'aurais mieux fait de scinder mon histoire en deux, une partie pour raconter l'attaque du labo clandestin, et l'autre pour raconter la mission de Tsume.
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