Alvorom
Un petit truc sans prétentions avant d'aller manger. ( Quand j'ai faim, je pense aux Dieux Extérieurs )
Lueur de ténèbres
J’ai ouï la déchirure, des cieux l’infâme blessure Fols hurlements taciturne de vapeurs nocturnes Elles nimbent de leurs luxures les humides moisissures Suintant sous Saturne les cendres de non urne.
L’arôme piquant du fer qui coule à l’aiguière Du monde idolâtre, le vain orgueil abattre Le gout du sang prolifère, lave la saveur amère Comme une lave saumâtre, brule ma gueule, mon âtre
Epines qui me déchirent, elles qui arrachent mon cuir De suaves souffrances torturent ma mécréance De mes chairs elles retirent poils, peau elles vont détruire Ecorché sans nuances de mon âme la béance
Viens de la mort l’odeur, du chaos l’infâme aigreur Du Roi nais le remugle des bubons, des pustules Que la beauté soit laideur et vertus : Impudeurs Quand les sanies scrofules coulent au sol, le macule.
Je le vois, le Roi Jaune, le nain, le fou, le faune ! Son œil sur moi admire, l’horreur m’en va séduire. Assis nu sur son trône, moite de sève d’aulne. Je ne peux que défaillir, oh joie ! Me laisser séduire.
J’ai vu la déesse sombre, la lueur de ténèbres Le noir soleil de néant, le ventre froid et criant Du rien tu es la chambre, du tout tu es le membre ! Nyarlathotep tout puissant, viole moi ! Tue-moi céans !
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