Certaines phrases sont à remodeler pour les fluidifier. Le reste t'appartient à toi seul, selon ce que tu veux en faire, en gardant ou non l'esprit dans lequel tu l'as écris. Faudrait peut-être développer la chute aussi.
Par exemple :
+ [spoiler]
Citation:
tant de temps à voir mon visage dans ce miroir, espérant y voir un jour un autre(ou : espérant un jour y voir un autreavec un retour à la ligne avant)
traçant des mots du bout des doigts pour donner vie
à ce monde qui me hante
un univers dans un autre
(qui) prend vie et tourne dans ma tête(ou :prend vie et me tourne la tête)
comme une roue de vélo
tant de mots à écrire sans voix pour un jour entendre la tienne
hors de ce monde qui me hante.
des mots de buée sur un miroir, qui resteront caché peut être, (ou : sur un miroir des mots de buée resteront peut-être cachés perso je trouve ça plus mélodieux)
brulant comme des flammes dans mon ventre (pareil, si tu inverse le sens des mots : brûlant en mon ventre comme des flammes)
d'un souffle de plus en plus ténu je trace
ces mots d'eau et d'air,
cette fantaisie artificielle,
cet idylle qui me hante,
je ne disais jamais rien d'aussi vrai. ( à mon avis au futur ou au conditionnel ça aurait plus de force : je ne dirais jamais rien d'aussi vraiou : je n'aurais jamais rien dit d'aussi vrai)
bien peu de chose en vérité,
une merveille et un monstre animé dans sa boite (là je trouve ça un peu pataud, où alors il faudrait en faire deux vers)
je veux le toucher mais il est comme dans un musée (pareil)
reclus, hors de portée, prisonnier de l'autre coté du miroir artificiel
où ton visage
et mes mots se croisent
tout un monde que je veux embrasser de mes bras trop courts
une drogue dure dans laquelle se plonger,
à défaut d'être satisfait par la réalité
je me suis dessiné un sourire d'ange, un masque de feu
que tu vois seulement, quoi d'autre?
rien ne passe plus par mes yeux, mon souffle ne trouble plus (avec un complément pour le souffle qui ne trouble plus quoi...le miroir?)
s'il suffisait de briser la coquille pour en voir son contenu
j'aurais trop peur
de quoi?
tes pleurs simulés qui(remplacer par une virgule?) me hantent
quatre signes, un nom qui ne m'appartiens même plus (mon nom ne m'appartient même plus ?)
ces yeux qui se moquent, tanto d'or tanto bleus
qu'est ce que j'ai osé(qu'ai-je osé?), 1+1 égale 2
ces chaines qui me lient avec mon nom que j'ai mis à Ses pieds
serait-ce un sacrilège, de seulement quémander
ma récompense? de m'arracher
ce démon dans mon ventre, cet Hydre tel un fantôme qui me hante.
en fin de compte une glace sans tain
un infime souffle et tu me vois déformé
j'ai exposé mes plaies,
et une eau acide comme deux disques aux reflets
troubles mes mots qui se parent de couleurs acérés
j'ai la mine d'un démon et(remplacer par une virgule?) mes mots se plient sur mon masque
de fer ou de bois qu'importe, un visage en vaut un autre.
bonne nuit demain sera le même jour
un disque qui tressaute à peine sur une note ténue
accumulant des souvenirs et des mots
qui resterons morts nés, non lus
mais devant moi pourtant
comme un passé qui m'attend.