Guff a écrit:
les artistes et les critiques.
Les gens qui publient
Les galleristes.
Ceux qui ont du pognon ou de l'influence au ministère de la culture / éducation.
Les philosophes aussi, ils écrivent des pages et des pages sur un mot comme celui-là.
Guff a écrit:
La pluspart du temps, le furry ne fait qu'illustrer. C'est joli, ce n'est pas beau. C'est de la technique, pas de l'art.
Il y a une (des ?) langue, dont j'ai oublié le nom, qui n'a qu'un seul et unique mot pour désigner nos notions "artiste" et "artisan". Je ne sais si la conception de l'art dans cette culture ressemble à un mélange de ces deux notions (ils ont peut-être des chaises vachement belles et des tableaux super-utiles ?)
De mon modeste
point-de-vue de simple spectateur (étudiant en informatique, geek, ne sais pas tenir un crayon) en matière d'art, je considère souvent ça comme un moyen d'expression, une sorte de language, avec un message, son fond et sa forme (ça "représente quelque-chose" "d'une certaine façon"). Que ce soit sous forme de musique, d'image, de video, de poésie, (etc...) il y a un thème de fond et des codes pour l'exprimer (les couleurs, les formes, les lignes courbes ou brisées, les sons graves ou aigus, les rythmes rapides ou lents) qui ne sont pas les mêmes entre les différents courants/genres/artistes, mais qui sont là quand même. Comme pour un language, l'art permet d'exprimer des idées et de les structurer d'une certaine façon. Comme pour un language, il y a un émetteur (l'artiste) et un destinataire (le spectateur) au message. Pour moi (point de vue hein) ce language ne s'adresse pas de la même façon que le parlé ou l'écrit "simple" à nos sentiments et à notre logique, ou dans des proportions différentes. Il y a d'ailleurs des oeuvres (en voila un autre grand mot tiens) de malades mentaux (je les enchaîne là), qui permettent de prendre conscience que la structuration de la pensée de l'artiste est autre (et médicalement, effectivement, cette structure est différente).
Après tous les matins j'aperçois sur le campus un machin de 15 mètres de haut : trois poutres qui sont posées là, commes des montants de tipi, mais JAUNES. Au milieu d'un environnement mer-campagne, donc vert et bleu tout en courbes et nuances...ce truc m'agresse vraiment les yeux, ça s'apelle "l'extase".
Et une autre oeuvre qui m'a surpris aussi, à la Pinakothek Der Moderne (München), dans la section art minimaliste : une salle de 15m², blanche, vide, et trois brins de laine en travers. N'empêche j'ai scotché dessus un bon bout de temps, ça rappelait les jardins zen.